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Redonner un sens à sa vie

Métro, boulot, dodo.

On connaît tous l’expression. Pendant longtemps, j’en ai souri. Et puis un jour, je me suis rendu compte qu’elle résumait parfaitement ma vie. Je me levais, je travaillais, je rentrais, je dormais… et je recommençais. Sans savoir vraiment pourquoi.

Je le sais maintenant : je ne suis pas la seule. Autour de moi, de plus en plus de personnes actives ressentent ce vide. Des gens qui ont un travail, une famille, une vie « normale », et qui pourtant se demandent chaque matin : à quoi bon ? Reconversions, démissions, burn-out… La perte de sens est partout. On en parle peu, certains l’étouffent, mais elle touche énormément d’entre nous.

Alors aujourd’hui, j’ai envie d’en parler. De ce que c’est. De la façon dont elle s’installe. Et surtout, de ce que l’on peut faire pour retrouver le chemin.

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire un cours de philosophie (bien que je pourrais maintenant que je m’y intéresse de plus en plus).

Pour moi, donner un sens à sa vie, c’est simplement savoir pourquoi on se lève le matin. C’est avoir le sentiment que ce que l’on fait compte. Pour soi, pour les autres, pour le monde.

Le sens, ce n’est pas forcément un grand projet ou une mission extraordinaire. Ça peut être élever ses enfants, créer quelque chose de ses mains, aider quelqu’un, apprendre. Ce qui compte, c’est que nos journées soient alignées avec ce qui est important pour nous. Avec nos valeurs.

Le problème, c’est que beaucoup d’entre nous ne savent plus vraiment ce qui est important pour eux. On a suivi le chemin tout tracé : études, travail, maison… Sans jamais vraiment se poser la question.

La perte de sens ne prévient pas. Elle s’installe doucement, presque sans bruit. Et puis un jour, on se réveille avec la sensation d’être passé à côté de sa propre vie.

Voici quelques signes qui peuvent vous alerter :

  • Une fatigue permanente, que même le week-end ou les vacances ne suffisent plus à effacer.
  • Le « à quoi bon ? » qui revient sans cesse, face au travail comme face à tout le reste.
  • La boule au ventre du dimanche soir, à l’idée de recommencer une semaine.
  • La sensation de vivre en pilote automatique, de faire les choses parce qu’il faut les faire.
  • La perte d’envie pour des activités qui nous passionnaient autrefois.
  • Le sentiment d’être inutile, ou que ce que l’on fait n’a aucune valeur.
  • L’irritabilité et le cynisme, envers les autres, envers le système, envers soi-même.

Il n’existe pas de recette miracle. Mais il y a des pistes.

  • S’arrêter. Ça paraît évident, et pourtant c’est souvent le plus difficile. Prendre le temps de faire une pause, de respirer, de regarder où l’on en est. On ne peut pas changer de direction si l’on court sans arrêt.
  • Se demander ce qui compte vraiment. Qu’est-ce qui me rend heureuse ? Qu’est-ce qui me met en colère ? Pour quoi est-ce que je serais prête à me battre ? Les réponses à ces questions en disent souvent long sur nos valeurs.
  • Se reconnecter à soi. À son corps, à ses mains, à ses envies. Retrouver des activités qui nous font du bien, juste pour le plaisir, sans objectif de performance.
  • Avancer à petits pas. Pas besoin de tout plaquer du jour au lendemain. Un petit changement, puis un autre. Le sens se reconstruit petit à petit, dans le quotidien.
  • Regarder au-delà de soi. Souvent, le sens se trouve aussi dans ce que l’on apporte aux autres. Aider, transmettre, s’engager pour une cause.

Je ne prétends pas avoir trouvé toutes les réponses. Mais voici ce qui, chaque jour, m’aide à avancer.

Couture, découpage, fabrication d’objets, dessin, écriture, puzzles, lecture… Ces activités m’apaisent. Elles m’obligent à être présente, ici et maintenant. Et il y a quelque chose de profondément satisfaisant à voir naître un objet que l’on a créé soi-même.

Pendant des années, le travail passait avant tout. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. Ma priorité, c’est ma famille. Mes enfants. Les moments partagés. Le reste peut attendre.

Je me fais belle. Je m’admire. Oui, vous avez bien lu. J’apprends à me regarder avec bienveillance plutôt qu’avec jugement. Et je transforme mes défauts en qualités.

J’apprends à m’accepter telle que je suis, en tant que neuroatypique

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Pendant longtemps, j’ai essayé de rentrer dans le moule. De fonctionner comme les autres. Aujourd’hui, j’accepte que mon cerveau fonctionne différemment. Et je commence à voir cette différence comme une force plutôt que comme un problème.

Quelques minutes par jour pour me poser, respirer, faire le vide. Je ne suis pas une experte, loin de là, mais ces petits moments de calme changent beaucoup de choses. :)

Parce que j’ai toujours été curieuse, et que cette curiosité a besoin d’être nourrie. Apprendre de nouvelles choses me donne de l’énergie et me rappelle que je suis capable d’évoluer.


Redonner un sens à sa vie, ce n’est pas une destination. C’est un chemin.

Il y a des jours où je me sens alignée, forte, pleine d’envie. Et d’autres où tout redevient flou. Mais aujourd’hui, je sais une chose : je ne veux plus vivre en pilote automatique.

Et vous, qu’est-ce qui donne du sens à votre vie ?

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Qui je suis et pourquoi ce site ?

Tout “blog” digne de ce nom aurait un premier article vendeur. Le genre de post qui donne envie d’en savoir plus. Quelques mots qui expliquent tout, et qu’un lecteur, arrivé là par hasard, lirait d’une traite, curieux de savoir.

Mais moi, je ne sais pas vraiment ce que je suis en train de faire. C’est un mélange de trop de choses.

J’ai envie de témoigner, de parler, d’écrire. J’ai envie de dénoncer, de dévoiler, de m’exprimer. J’ai envie de faire passer un message, d’une façon ou d’une autre.

Alors, me voilà ici.

Je crois que je ne vais pas donner mon prénom. Pourquoi ? Parce que je crois que je suis monsieur/madame Tout Le Monde. Je suis unique, mais je suis comme tout le monde. J’ai compris récemment que mon cas n’est pas unique. Même si j’ai toujours voulu être une exception, je comprends maintenant que ma voix n’est pas unique. Je fais partie d’un tout. Et je veux élever ma voix, pour tout ceux qui n’ont pas de moyen de le faire.

J’ai 35 ans. J’ai deux enfants, une maison, un métier. Je n’ai rien d’extraodinaire.

Je suis tout juste en train de sortir d’un burn-out de plusieurs années. Progressivement, je me séparer d’une dépression qui m’accompagne depuis longtemps. Et ce nouveau départ doit être une opportunité. Je dois l’utiliser pour rebondir et m’envoler encore plus loin.

C’est de cette façon que ce site naît.

J’ai besoin d’un endroit où donner mon avis, expliquer mes ressentis. Je veux pouvoir exister, être quelqu’un et avoir une voix.

C’est le but de ce site : écrire tout et rien. Ne pas me restreindre à un sujet niche, à une problématique à la mode.

Je veux simplement être là.

Je veux pouvoir témoigner de situations vécues, réelles mais passées sous silence. Je veux dénoncer l’injustice. Je veux crier contre un système qui nous manipule. Je veux prôner la culture, la curiosité, la solidarité, les débats, les remises en question. Je veux normaliser les erreurs, les échecs. Je veux faire de nos différences des forces.

Je veux aussi dire à quel point l’être humain est beau et comme il pourrait faire de grandes choses s’il n’était pas sans cesse à la recherche de l’argent et du pouvoir.

J’écrirais ici tout ce qui me passe par la tête, sans trop réfléchir. Juste pour exister.

Parce que je le sais : j’existe encore.