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0. Définitions à connaître par cœur

Sciences = ensemble de connaissances acquises grâce à l’étude de phénomènes et de pratiques, construites sur des méthodes qui lui sont propres.

Méthode scientifique = observation, expérimentation et conceptualisation du domaine d’étude, c’est-à-dire méthode hypothético-déductive.

Méthode hypothético-déductive = à partir d’un certain nombre de prémisses (issues de l’observation, de propositions, des recherches précédentes), la science formule une ou des hypothèses et construit une ou des méthodes expérimentales pour vérifier ces hypothèses.

Chaque champ de connaissance développe ses propres théories et modèles explicatifs sur la base des principes généraux de la méthode (ou démarche) scientifique et de la spécificité particulière que l’objet de recherche implique, voire impose, à chaque discipline.

La structuration des connaissances en science est un ensemble de connaissances organisant les résultats de l’observation, de l’expérimentation et des concepts propres aux domaines spécifiques du savoir étudié.

Déduction

Démarche rationnelle et rigoureuse, fondée sur des règles logiques et formelles, et qui permettent de conclure à une conclusion valide, c’est-à-dire soit l’infirmation, soit la confirmation des hypothèses de recherche.

Raisonnement qui conduit des prémisses vers une conclusion.

Induction

Capacité à formuler des explications, de dégager des lois générales à partir de cas particuliers analogues.

Déduction et induction sont deux processus cognitifs fondamentaux de la pensée scientifique.

Mesure en psychologie = tout processus qui permet d’assigner des nombres à des objets d’étude, tout en respectant et en représentant certaines de leurs propriétés. Certains auteurs ont proposé de considérer d’autres mesures que les mesures numériques - notamment en sciences humaines, et de caractériser les objets d’étude par des structures plus générales que les nombres, par exemple, des représentations graphiques.

On peut alors redéfinir la mesure comme l’établissement d’une correspondance entre un ensemble d’objets d’étude sur lequel on a défini un certain nombre de relations empiriques et un modèle géométrique (donc mathématique) qui permette de représenter ces relations.

On considère aujourd’hui la mesure en psychologie comme étant le fait d’attribuer une valeur chiffrée à des objets ou à des événements, en appliquant une méthode de recherche. Cette méthode permet de mesurer des variables empiriques dans la recherche. La fidélité, la validité et la généralisation - les qualités métrologiques de construction des tests et des échelles constituent les trois axes méthodologiques sur lesquels la méthode scientifique peut s’appuyer afin de pouvoir étendre les mesures réalisées.

Le travail de Stevens (1951) a profondément marqué la psychologie. Il a construit une réflexion épistémologique fondée sur des observations et des mesures psychophysiologiques : selon l’auteur, quand on parle de mesurer les variables de l’expérience, quatre niveaux hiérarchiques d’échelles de mesure sont alors évoqués : les échelles nominale, ordinale, d’intervalle et de rapport. C’est en fait une hiérarchie entre les données les moins représentées et les données les plus représentées. Plus l’échelle de mesure est longue, plus l’information contenue est importante.

On entend généralement (Dictionnaire de Psychologie, Doron et Parot, 1991) par mesure en psychologie tout processus qui permet d’assigner des nombres à des objets d’étude, tout en respectant et en représentant certaines de leurs propriétés. Certains auteurs ont proposé de considérer d’autres mesures que les mesures numériques - notamment en sciences humaines, et de caractériser les objets d’étude par des structures plus générales que les nombres, par exemple, des représentations graphiques. On peut alors redéfinir la mesure comme l’établissement d’une correspondance entre un ensemble d’objets d’étude sur lequel on a défini un certain nombre de relations empiriques et un modèle géométrique (donc mathématique) qui permette de représenter ces relations.

Épistémologie = ne peut se réduire à l’examen purement technologique des méthodes scientifiques des sciences. Elle vise aussi à situer la science dans une expérience du savoir qui la déborde, à en évaluer la portée, à en dégager le sens pour l’ensemble de la pratique humaine.

Définitions philosophiques de l’épistémologie

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1. Granger (1986)

L’épistémologie a donc pour but « de décrire et de faire comprendre le sens, la portée et les procédures de l’effort de rationalisation dans l’explication des phénomènes qu’exprime le mouvement de la science ».

2. Léna Soler (2000)

L’épistémologie vise fondamentalement à caractériser les sciences existantes, en vue de juger de leur valeur et notamment de décider si elles peuvent prétendre se rapprocher de l’idéal d’une connaissance certaine et authentiquement justifiée. Elle s’emploie pour atteindre cet objectif, à décrire la manière dont procède telle ou telle discipline dite scientifique pour élaborer et tester ses théories, à spécifier la physionomie de ces théories elles-mêmes, enfin à estimer la valeur logique et cognitive de telles théories.

3. Le Dictionnaire de la Psychologie, Roland Doron et Françoise Parot : L’épistémologie est une discipline philosophique fondée au cours du 19ème siècle, et dont l’objet consiste à soumettre à un examen critique les principes, hypothèses et résultats des disciplines scientifiques, à déterminer leur valeur logique et leur portée objective. Contrairement à ce qu’indique l’étymologie, elle ne peut être considérée ni comme « la science des sciences », ni comme « la science générale de la connaissance », dans la mesure où elle ne dispose pas de critères lui permettant de se fonder elle-même comme discipline scientifique. Sa démarche consiste donc à examiner, a posteriori, l’état de développement historique des sciences dans leurs diversités, et à établir sur cette base les conditions a priori de toute connaissance scientifique : d’une part, l’histoire et la sociologie des sciences, d’autre part la logique pure, qu’elle utilise pour décrire les formes de construction scientifique.

Croyance

Attitude épistémique (de connaissance) qui se différencie du savoir. Une croyance est censée être vraie mais elle peut être fausse. Certains philosophes disent qu’elle n’est ni vraie, ni fausse, mais qu’elle est simplement l’expression d’une opinion composée d’un ensemble de points de vue.

Savoir

Est vrai par son statut même. Le savoir implique le passage de « tests de vérité » imposés par la logique de la méthode scientifique.

Intuition = processus psychologique par lequel une nouvelle connaissance ou une croyance surgit dans les connaissances d’un sujet sans qu’il puisse apporter de preuves logiques à l’appui de cette idée. Elle possède un caractère d’immédiateté et d’anticipation puisqu’elle devance les preuves en donnant le sens d’une situation avant que les éléments de celle-ci n’aient été vérifiés.

Idée = état mental ou processus mental auquel l’homme se réfère à quelque chose en dehors de lui-même, que cet attribut d’externalité soit considéré comme directement applicable dans le présent ou appliqué à un objet qui a été dans le passé, ou même appliqué à un objet qui est seulement possible et non réel. Sous les idées sont incluses :

  • les perceptions sensorielles, qui dépendent de l’excitation directe des organes des sens ;
  • les souvenirs de ces perceptions sensorielles ;
  • les images produites par la fantaisie individuelle.