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4. Les approches épistémologiques

Définition : courant de la philosophie des sciences pour lequel il existe des entités ou des objets qui ne sont pas directement observables, ni mesurables. Il s’agit donc de la position métaphysique qui considère que le monde, tel que décrit par la science, est le monde réel. Selon le réalisme scientifique, le produit d’une recherche scientifique réussie, c’est la connaissance indépendante de la théorie ou de la méthodologie mise en œuvre.

La réalité est jugée selon 3 dimensions :

Dimension métaphysique

Le réalisme est attaché à l’existence indépendante de l’esprit du monde étudié par les sciences.

Dimension sémantique

Le réalisme est engagé à une interprétation littérale des ambitions scientifiques sur le monde.

Dimension épistémologique

Le réalisme est attaché à l’idée que les prétentions théoriques interprétées littéralement comme décrivant une réalité indépendante de l’esprit, constituent la connaissance du monde.

Définition : approche philosophique qui s’oppose au réalisme scientifique, décrite par Pierre Duhem (1861-1916), chimiste et philosophe. L’instrumentalisme scientifique considère que les théories scientifiques sont des instruments pour résoudre des problèmes, prédire, élaborer et comprendre des phénomènes. Il ne cherche pas à prouver la véracité des faits scientifiques. Cette perspective philosophique considère qu’une théorie scientifique n’est qu’un dispositif.

L’instrumentalisme scientifique favorise :

  • l’ouverture d’esprit,
  • la créativité,
  • l’intégration,
  • la résolution de problèmes,
  • la promotion de l’innovation théorique, la synthèse et la portée théorique.

Discussion actuelle entre réalisme et instrumentalisme

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Apport
Réalisme scientifique rigueur scientifique, empirisme et vérifiabilité
+ Instrumentalisme scientifique innovation, portée théorique et sens de la synthèse
= SYMBIOSE SCIENTIFIQUE

Relations entre les théories scientifiques et le monde auquel elles sont censées s’appliquer peut être envisagée de 2 manières :

1. RÉALISME

Les théories décrivent ou visent à décrire ce à quoi ressemble réellement le monde. Le monde existe indépendamment de nous et son mode d’existence est indépendant de la connaissance théorique que nous en avons. Les réalistes sont plus exigeants que les instrumentalistes. Pour eux, l’inobservable existe.

2. INSTRUMENTALISME

La composante théorique de la science ne décrit pas la réalité. Les instrumentalistes établissent une distinction très nette entre les concepts applicables aux situations observables et les concepts théoriques. Pour eux, les premiers décrivent effectivement ce à quoi ressemble réellement le monde, au contraire des seconds. Ce n’est pas à la science d’établir ce qui peut exister au-delà du domaine de l’observation. La science ne fournit aucun moyen sûr de jeter un pont entre l’observable et l’inobservable.

Auteur Position
Ernst Mach (1838-1916) Position positiviste, inductiviste et instrumentaliste → la science ne devrait traiter que les faits observables et découvrir les relations régulières qui les lient (et non pas leurs causes cachées inobservables). Les concepts newtoniens (atome, masse, espace, temps absolu) constituent des fictions métaphysiques.
Hermann von Helmholtz (1821-1894) Conception classique causaliste et réaliste → le but final des sciences théoriques est de trouver les causes constantes des phénomènes.
Henri Poincaré (1854-1912), mathématicien et physicien français Plaide pour l’interprétation instrumentaliste des théories scientifiques.
Max Planck (1858-1947), physicien allemand Réaffirme l’existence, derrière les phénomènes, d’une réalité en soi. Que cette réalité ne puisse être atteinte par la science n’empêcherait pas qu’elle joue le rôle de « pôle d’attraction » pour sa démarche de recherche.