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2. Définitions de la Science

Déduction

Raisonnement qui conduit des prémisses vers une conclusion.

Induction

Capacité de formuler des explications, de dégager des lois générales à partir de cas particuliers analogues.

  • Science : ensemble de connaissances acquises grâce à l’étude de phénomènes et de pratiques, construites sur des méthodes qui lui sont propres.
  • Méthode scientifique : observation, expérimentation et conceptualisation du domaine d’étude, c’est-à-dire la méthode hypothético-déductive.

Définitions de la Science et des Théories Scientifiques

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Les 4 fonctions majeures des théories scientifiques (Sagaut, 2008) :

  1. La fonction explicative : Donner un sens aux observations empiriques en identifiant les causes sous-jacentes, les structures et les mécanismes qui régissent les phénomènes étudiés.
  2. La fonction prédictive : Permettre de formuler des hypothèses testables et d’anticiper des événements futurs ou non encore observés dans des conditions expérimentales spécifiques.
  3. La fonction d’organisation et de synthèse : Rassembler, intégrer et structurer un ensemble complexe de données empiriques isolées et de lois particulières au sein d’un cadre conceptuel unifié.
  4. La fonction de guidage de la recherche : Orienter l’activité des chercheurs en désignant les problèmes non résolus, en suggérant de nouvelles hypothèses et en définissant les méthodes d’investigation adéquates.

Selon Kant, la psychologie n’est PAS une science

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L’obstacle mathématique : le sens « intérieur » ne se mesure pas

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Avant Kant, le philosophe John Locke expliquait qu’on apprend le monde de deux façons :

  • Les sens extérieurs (la vue, l’ouïe…) pour connaître le monde physique.
  • Le sens intérieur (la réflexion) pour observer nos propres pensées et émotions.

Kant reprend cette idée, mais il pose une limite : pour qu’une discipline soit une science, elle doit pouvoir traduire ses observations en formules mathématiques (comme la physique).

Or, notre vie mentale intérieure est changeante, subjective et impossible à mesurer ou à mettre en équations.

Bilan de Kant : la vie mentale repose bien sur l’expérience (elle est empirique), mais elle résiste aux mathématiques. La psychologie ne sera donc jamais une science dure.

L’obstacle philosophique : le « moi empirique » contre le « moi transcendental »

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À l’époque de Locke, la philosophie et ce qu’on appelait la « psychologie » étaient totalement mélangées. Kant vient tracer une frontière nette entre deux choses :

Ce qu’on observe Ce que c’est selon Kant Le domaine d’étude
Le contenu de mes pensées (mes émotions, mes souvenirs au quotidien) Le « Moi empirique » (ce qui apparaît à ma conscience) Ce qui relève de la Psychologie
Les règles de l’esprit (comment mon cerveau structure le temps, l’espace, la logique) Le « Moi transcendantal » (les fondations invisibles de la pensée) Ce qui relève de la Philosophie

En séparant le contenu de l’esprit (psychologie) des lois de la connaissance (philosophie), Kant oblige les penseurs à réaliser que ces deux disciplines ne traitent pas de la même chose.

Le problème de la mesure en psychologie ou « comment mesurer l’âme »

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2 exemples historiques de mesures en psychologie :

  • 1877, James Ward & John Venn → introduction de la psychologie expérimentale à l’Université de Cambridge → refus car insulte à la religion
  • 1907, Duncan MacDougall → pesée de l’âme sur 6 patients : ~21g
  • La psychométrie : la science de la conception des tests et échelles.
  • La psychologie différentielle : l’étude des différences entre les individus grâce à ces mesures.

Pour qu’un test soit scientifiquement valable, il doit respecter trois critères métrologiques indispensables :

La fidélité (stabilité)

Même résultat à chaque répétition

La validité (précision)

Le test mesure-t-il vraiment ce qu’il prétend mesurer ?

La généralisation

Application des résultats à d’autres groupes de personnes

La révolution de Stevens (1951) : les 4 types d’échelles

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Stanley Smith Stevens (1906-1973), psychologue américain, a redéfini la mesure : mesurer, ce n’est pas seulement peser ou compter, c’est « attribuer des nombres selon une règle ». Il a défini 4 niveaux d’échelles, du moins précis au plus précis :

Échelle Principe Exemples
Échelle nominale Classer dans des catégories sans ordre Genre, type de trouble
Échelle ordinale Classer par ordre ou rang Niveau de satisfaction = faible, moyen, élevé
Échelle d’intervalle Classer avec des écarts égaux, mais sans zéro absolu Score à un test de QI ou température
Échelle de rapport Classer avec des écarts égaux ET un vrai zéro absolu Temps de réaction en millisecondes, poids

Plus on monte dans cette hiérarchie, plus l’information récoltée est riche et permet des calculs mathématiques poussés.

Distinction variables continues / discrètes et matrice des échelles (Tableau 2-1)

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  • Variable continue : Variable pour laquelle il existe toujours, théoriquement, une infinité de valeurs possibles entre deux points de mesure (ex. : temps de réponse, température).
  • Variable discrète : Variable ne pouvant prendre que des valeurs isolées ou entières (ex. : nombre d’enfants, score à un questionnaire Vrai/Faux).
Échelle de mesure Continue Discrète
Nominale X
Ordinale X
Intervalle X X (ex. : Année civile)
Ratio X X (ex. : Nombre de questions réussies)
  • Cas des échelles de Likert : D’un point de vue mathématique strict, une échelle de Likert (ex. de 1 « Pas d’accord » à 5 « Tout à fait d’accord ») est une variable ordinale et discrète. Toutefois, dans la pratique empirique, lorsque les intervalles entre propositions sont perçus comme équivalents par les sujets, les chercheurs la traitent comme une échelle quasi-intervalle.