Francis Bacon (1561-1626)
→ philosophie positiviste
Bacon défend une science fondée sur l’observation des faits et sur l’induction.
Hobbes y expose sa conception mécaniciste et matérialiste de l’être humain.
Locke cherche d’où viennent nos idées : elles viennent de l’expérience.
Hume formule les lois de l’association : similitude, contiguïté et causalité.
Comte prolonge la philosophie positive de Bacon : le positivisme.
Francis Bacon (1561-1626)
→ philosophie positiviste
Thomas Hobbes (1588-1679)
→ monisme matérialiste
John Locke (1632-1704)
→ relations de causes à effets
David Hume (1711-1776)
→ associationnisme
Un empiriste est celui qui pense que la connaissance est dérivée de l’expérience. L’empirisme est donc la philosophie qui montre l’importance de l’expérience dans la réalisation de la connaissance.
L’empirisme est l’épistémologie qui affirme que la preuve des sens constitue les données primaires de toute la connaissance, que la connaissance ne peut exister que si cette preuve a d’abord été recueillie et que tous les processus intellectuels ultérieurs doivent utiliser cette preuve et seulement cette preuve dans l’élaboration de propositions valables sur le monde réel.
— Robinson (1986)
La science positiviste est basée sur la philosophie positiviste de Bacon puis celle d’Auguste Comte (1830) : seuls les objets ou événements qui peuvent être directement vécus, expérimentés, devraient être objet de la recherche scientifique.
Le positiviste rejette la spéculation métaphysique et se détache nettement des préceptes ontologiques issus de la religion. Le positivisme aura donc une influence déterminante dans l’évolution scientifique de la psychologie.
F. Bacon : fondateur de l’empirisme et de la nouvelle science. Pour lui, la science n’a pas besoin de théories, d’hypothèses ou de mathématiques. Elle implique seulement des faits d’observation. Il souhaite une science fondée sur l’induction (contrairement à Galilée qui préfère la démarche basée sur la déduction).
La science véritable est la science des causes.
— Bacon
Bacon s’oppose ainsi à la logique aristotélicienne qui établit un lien entre principes généraux et les faits particuliers : pour lui, la logique se borne à exposer des découvertes déjà existantes et ne fait pas de vérification.
Selon T. Hobbes, toute connaissance viendrait de l’extérieur et il n’existerait pas d’idées innées.
Mécaniciste
Il croyait que l’univers et tout ce qu’il comporte, y compris l’être humain, étaient des machines.
Déterministe
Il pensait que toute activité, y compris le comportement humain, était causée par des forces qui agissaient sur les objets physiques : ainsi le libre arbitre ne peut y avoir une place.
Hédoniste
Il croyait que le comportement humain était motivé uniquement par la recherche du plaisir et l’évitement de la douleur.
Concernant l’origine de la connaissance, Hobbes a défendu une position empiriste : toute connaissance proviendrait des sens et de l’expérience. Il pensait que toute la connaissance était dérivée de l’expérience sensorielle.
Hobbes réintroduit la loi de la contiguïté (Aristote) pour expliquer la position associationniste de la pensée, de la mémoire humaine : les événements qui se présentent en même temps dans nos expériences sont rappelés en même temps et sont plus tard pensés au même moment.
Une idée commune aux empiristes est de nier l’existence des idées innées. Pour Hobbes, la psychologie serait donc l’étude de la propagation de mouvements matériels qui agissent sur les dispositifs physiologiques nerveux et produisent les réactions et les attitudes.
Locke incarne le courant empiriste qui s’attache à l’observation des faits extérieurs. Il a inspiré la psychologie du comportement (behaviorisme) avec David Hume.
Locke accepte le dualisme corps-esprit, rejetant donc le monisme matérialiste de Hobbes. Pour Locke les idées viennent de l’expérience.
Locke expose les trois objectifs de son projet philosophique :
A Treatise of Human Nature (1739) → lois de l’association :
Loi de similitude
Une idée présentée à l’esprit évoque automatiquement des idées qui lui ressemblent.
Loi de contiguïté spatiale et temporelle
Les idées présentées à l’esprit ensemble deviennent liées, de sorte que si l’une est présentée plus tard, l’autre sera automatiquement portée à la conscience.
Loi de causalité
Relation de cause à effet : les causes nous font automatiquement penser à leurs effets ; les effets nous font penser automatiquement à leurs causes.
En épistémologie, Hume s’est interrogé sur les notions communes d’identité personnelle et a soutenu qu’il n’y a pas de « soi » permanent qui se perpétue avec le temps. Il a écarté les récits standards de causalité et soutenu que nos conceptions des relations de cause à effet sont fondées sur des habitudes de pensée, plutôt que sur la perception des forces causales dans le monde extérieur lui-même. Il a défendu la position sceptique selon laquelle la raison humaine est intrinsèquement contradictoire, et ce n’est que par des croyances naturelles que nous pouvons nous frayer un chemin à travers la vie commune.
Il a également avancé des théories sur l’origine des croyances religieuses populaires, fondant de telles notions dans la psychologie humaine plutôt que dans l’argument rationnel ou la révélation divine. Son empirisme expérimental et son scepticisme modéré annoncent et expliquent les prodiges scientifiques des siècles suivants.