1. Le problème de départ : la « causalité mentale »
Comment une pensée invisible (l’esprit) peut-elle provoquer une action physique dans le corps ?
La princesse Élisabeth correspondait avec Descartes et se demandait comment un événement immatériel pourrait affecter un événement matériel.
Conception de la relation entre le corps et l’esprit.
Rend compte du lien causal entre le monde physique et le pouvoir de notre esprit.
L’enquête métaphysique, inscrite dans un cadre physicaliste, propose une solution au problème de la causalité mentale. Cette solution, qui fait appel à l’ontologie des propriétés particulières ou tropes, signe une rupture à la fois avec l’ontologie cartésienne et avec la thèse contemporaine du physicalisme non réductionniste.
— Loth (2015)
1. Le problème de départ : la « causalité mentale »
Comment une pensée invisible (l’esprit) peut-elle provoquer une action physique dans le corps ?
2. Le cadre : le « physicalisme »
Seul le monde physique existe réellement. Il n’y a pas de magie ou d’esprit « immatériel » séparé du corps. Tout ce qui se passe dans la tête repose sur de la matière.
3. La solution proposée : les « tropes »
Un trope est une caractéristique unique liée à un objet précis. Une pensée n’est pas un concept abstrait, c’est un état physique bien concret et unique qui a un pouvoir d’action immédiat.
4. Ce que cette solution rejette
Celui qui pense et ressent ne peut en même temps expérimenter par ses organes sensoriels les processus nerveux tels que ces pensées et ces sentiments sont perceptibles objectivement. Celui qui observe les processus nerveux ne peut pas en même temps avoir les pensées et les sentiments que ces processus impliquent. Cependant, les processus objectifs qui se déroulent en dehors du système nerveux, en particulier ceux en dehors de l’organisme expérimentés dans le monde extérieur, précèdent ou suivent les états mentaux, car les causes précèdent généralement leurs effets et les effets en suivent les causes. Il n’y a pas d’objection à parler de relation de cause à effet entre des processus matériels de ce type et des états mentaux.
— Ebbinghaus (1908)
Comme notre corps peut être distingué de ses parties sans avoir d’existence séparée de ses parties, de même, notre esprit peut être distingué des divers états de conscience sans avoir une existence séparée.
L’esprit est le concept représentant la totalité des fonctions mentales. Comme la préservation de soi est le but principal de toute fonction biologique, la préservation de soi est également le but principal de la vie mentale.
Auteurs associés :
L’âme rationnelle est pensée comme une entité distincte du corps.
Le monisme est une position philosophique qui affirme l’unité indivisible de l’être. Il soutient l’unicité de la substance qui compose l’univers. Le monisme s’oppose donc aux conceptions dualistes, qui distinguent monde matériel ou physique et monde psychologique ou spirituel, et il s’oppose aussi aux conceptions philosophiques pluralistes pour lesquelles chaque être posséderait une nature particulière.
Sur le plan de la connaissance, le monisme s’interdit de dissocier les sciences de la nature et celles de l’esprit. L’ensemble de la science est alors représenté comme un édifice solidaire. Il établit également une relation étroite entre la philosophie et la science.
Auteurs associés :
Pour Spinoza, le mental et le physique ne seraient que des aspects d’une même réalité, d’une même substance : Dieu.
L’individu suprême est la Nature entière, qui ne change pas. À chaque individu, c’est-à-dire à chaque chose, correspond une idée. Or l’esprit d’une chose n’est autre que l’idée de cette chose. Donc toute chose a un esprit : c’est l’animisme de Spinoza. Un esprit est d’autant plus riche qu’il est l’idée d’un corps « plus composé », et davantage doté d’un grand nombre d’aptitudes à être affecté et à agir.
→ Spinozisme = monisme radical : l’esprit et le corps sont deux aspects de la même chose.
Auteurs associés :
Selon Diderot et La Mettrie, « toute chose serait composée de matière et, fondamentalement, tout phénomène serait le résultat d’interactions matérielles. »
Le monisme est une position philosophique qui affirme l’unité indivisible de l’être. Dans son expression moderne, il soutient l’unicité de la substance qui compose l’univers. Sur le plan de la connaissance, le monisme s’interdit de dissocier les sciences de la nature et celles de l’esprit. L’ensemble de la science est alors représenté comme un édifice solidaire. Il établit également une relation étroite entre la philosophie et la science.
Le rationalisme
La connaissance vient de la raison, qui est innée.
René Descartes et ses successeurs
L'empirisme anglais
La connaissance dérive de l’expérience et de la logique.
John Locke · David Hume
Philosophie cartésienne de Descartes :
Successeurs de Descartes :
Ils ont fondé leurs systèmes de pensée sur la Psychologie des Facultés, qui décrit l’esprit comme un ensemble de forces et d’habiletés mentales.
Auteurs associés :
Ils ont défini des modes de connaissance dérivés de l’expérience et de la logique.
Deux grands principes :